Sex on a plane.
Elle était assise juste à côté du hublot, la tête renversée vers moi, les yeux clos. Je la regardais du coin de l’œil, en tentant de ne pas laisser paraître l’excitation qui me gagnait tranquillement. Les doigts de sa main droite effleuraient à peine son cou tendu sous le poids de sa tête qui dodelinait doucement. L’avion était plongé dans le silence complet; la plupart des gens l’accompagnaient dans son sommeil depuis déjà un bon moment. Tout mon corps était tendu, je respirais à peine pour ne pas la réveiller. Épier son visage serein et sa poitrine à demi découverte provoquait en moi une réaction ancestrale, connue depuis la création des humains, qui hérissait tous les pauvres poils de mon corps. Mon bassin bougea lentement comme le mouvement des vagues et mes cuisses s’entrouvrirent d’elles-mêmes et je du fermer les yeux pour tenter d’effacer l’image de son visage… ces yeux scellés et ses lèvres entrouvertes nonchalamment, sa main glissant sur son cou, sa poitrine qui se gonflant au rythme de sa respiration... vision complètement insupportable. Je laissai échapper un soupir.
Je sentis couler le long de ma cuisse un doigté subtil et léger, presque aérien. J’ouvrai précipitamment les yeux pour découvrir un visage aux yeux clos et angéliques, mais orné d’un sourire aux lèvres mouillées qui semblait être inspiré par le démon lui-même. Lentement, sa main parcourait l’intérieur de ma cuisse, passait doucement sous le tissu ample de ma jupe et juste avant d’effleurer mon sexe et mes culottes complètement trempées, elle se ravisait et me refusait les délices d’une simple pression, aussi délicate puise-t-elle être. Je n’osais pas bouger un seul de mes muscles, de peur que cette délicieuse torture prenne fin. Je l’entendis étouffer un gémissement. Je vis la pointe de sa langue lentement lécher sa lèvre supérieure, puis elle attrapa doucement le bout de mes doigts et les porta à sa bouche. Alors qu’avec sa bouche humide et chaude elle suçait lentement la source même de ma vie, elle toucha délicatement mon sexe. Elle ouvrit les yeux et nos regards se rencontrèrent. Elle pressa plus fort et brossant doucement mon clitoris, alors que je la regardais, impuissante. Elle déposa ma main sur sa poitrine et poussa ma culotte et entra en moi. Elle m’explorait dans tous les détails, du bout de ses doigts et frottait avec subtilités les moindres recoins de mon âme. Ma main empoignait son sein généreux et je reproduisais sur son mamelon les mouvements de ses doigts en moi. Elle allait et venait de plus en plus vigoureusement et j’étais sur le point de craquer. Elle fronça les sourcils alors que le rouge lui montait au visage elle aussi. Mon bassin s’avança soudainement dans un mouvement brusque, puis un frisson, une décharge électrique venant d’entre mes cuisses s’empara de tout mon corps. Elle me tenue un moment les hanches afin de m’empêcher de bouger. Quel supplice! Après la crise, elle me fit signe de garder le silence, ferma les yeux puis changea de position.
Je regardai autour de moi. Tous semblaient dormir paisiblement. Avaient-ils seulement la moindre idée de la zone de turbulence que je venais de vivre?
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