À l'aube de demain, j'hume le parfum des fleurs flétries. Combien de temps déjà, les avais-je laissées-là? Elles sont restées longtemps, longtemps, à tremper dans ces eaux fétides et tièdes. Les tiges coupées, combien de temps ont elles gardées leurs têtes hautes, se nourrissant seulement de la pourriture de leurs propres morts annoncées?
Les fleurs se meurent, mais je sens distinctement leurs parfums. Quand-est-ce permis de jetter une fleur? Et s'il elles étaient des enfants à qui l'on coupent la gorge pour mettre sur le bord de notre fenêtre? Combien de temps resterions-nous-là à les regarder fâner?
Certainement pas un quart de siecle.
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