Depuis que Miko est entré dans ma vie, je me rend compte à quel point la condition humaine est une situation absolument absurde. Sérieusement, qui peut-être assez étourdie pour croire qu'il est possible de vivre dans une société composée d'une majorité de gens émotionnellement instables, voir même malades, qui ont tous une vision personnelle et dont les attentes vis à vis les uns les autres ne sont jamais communiquées, ou pire encore, le sont de façon partielle ou codée?
Et qui de ce troupeau de malades mentaux peut se rendre compte de leurs conditions? Et qui sont les individus courageux de ce nombre réduit qui tenteront de changer leurs patterns? Et combien d'entre eux seront assez humble pour ne pas rejetter le blâme sur la realité émotionelle de l'autre et l'identifiant ainsi comme la source du problème?
Quand Miko me regarde, y'a pas de hier, il n'y a que des maintenants et d'éventuels demains. Il n'est pas faché que je le chasse lorsque mon lit se rétrécie soudainement; il fait son petit bonhomme de chemin. Ça ne lui dérange pas que j'aime quelqu'un d'autre, ou que quelqu'un m'aime plus fort que lui, que je passe des soirées avec d'autres pendant qu'il reste à la maison. Sa conscience ne s'embourbe pas dans les dédales de l'auto-flagellation émotionelle. Il ne se rappelle peut-être même pas de moi. Il n'a qu'un vague souvenir d'une émotion agréable qui le satisfait.
Même s'il ne reçoit pas la reconnaissance, aussi petite soit-elle, de l'amour qu'il me donne, notre relation ne changera pas demain. Et lorsqu'il veut que je l'aime, il ne me le demande pas; il impose son amour...La plus belle des exigeances.
Je me demande souvent pourquoi il ne peut pas parler. J'aimerais entendre sa voix, mais je sais que ça ruinerait le tout. Mon chien est assez sage pour ne pas laisser la parole entraver la manière la plus efficasse et clair de communiquer qui soit sur terre.

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