Clac-clac-clac-clac.
Les cliquetis des talons hauts montent en écho contre les murs du hall d'entrée en granit. Les têtes se retournent à peine, marquées la dynamique du bon matin nonchalant. Un son familier. Des millions de cliquetis-clac, des millions de pas. Une horde de femmes prend les tours à bureaux d'assaut dans la métropole arborant fièrement leurs sabots de guerre des sexes, dans un brouhaha assourdissant. Lentement mais surement, à petits pas de geisha, elles remplissent les bureaux, et perchées là-haut, trouvent-elles peut-être une confirmation de leurs existences et de leurs sacrifices.
Clac-clac-clac-clac.
FAIT ÇA CLAIR, COYOTE.
Je suis fâché contre le port du talon haut. POURQUOI? Parce que des fois, oui, OUI, je flanche sous la pression sociale, surtout lorsqu'on me met au défi d'en porter pour toute une journée au bureau.
Le pire, c'est que c'est vraiment facile de se "sentir bien " en observant cette tradition féminine, de se "sentir femme " par procuration, juste parce que tu fais quelques choses d'exclusivement féminin. Juste parce que, le débalancement dans tes chevilles fait ressortir ton cul et que pour rétablir l'équilibre tu sors la poitrine en rejetant les épaules par en arrière.
Et c'est ça le corps d'une femme. Criss, ça marche même avec le mien! Je me sens comme un morceau de viande AUSSI ALLÉCHANT QUE TOUS LES AUTRES.
Des fois se rendre compte qu'on est à deux doigts de rentrer dans le moule te fait chérir ton instinct de rébellion, ta sensibilité poétique et ton sens de l'observation cynique à souhait.
Ce n'est pas la dernière fois que je mettrais des talons hauts pour aller au bureau, dans une soirée, ou ailleurs. Mais que l'ironie-reine-du-monde et la crampe dans mes mollets m'en soient témoin, l'estime de ma féminité et de mon image ne sera jamais remontée par des souliers. Aussi haut peuvent-ils être.
samedi 8 octobre 2011
samedi 1 octobre 2011
bref contact.
J'ai rencontré un gars cette semaine - NON! Ne vous lancez pas sur le téléphone pour savoir si je suis enfin de retour dans le droit chemin, ou comme j'aime l'appeler : le chemin straight.
C'est juste un gars que je ne connaissais pas la semaine passée, et que j'ai rencontré cette semaine. C'était sensé être une rencontre business, rien de plus banal, du genre, montre-moi ce que t'as, je te donne ce que j'ai on se sert la main et on est content chacun de notre bord. (NON, je sais ce que vous pensez! pas services sexuels mutuels, bande de COCHONS!) Sauf qu'il y a eu un bref contact.
Dans les 30 minutes qu'ont duré le rendez-vous, j'ai l'impression qu'on a échangé UNE TONNE d'information l'un sur l'autre, un résumé compressé en .zip de nos vies. Et j'ai bien l'impression de l'avoir écouté comme il faut. J'espère! J'espère! J'ai l'impression d'avoir fait de l'écoute active.
Tout ça, parce que j'ai avoué une faiblesse, ma vulnérabilité dès le début. Après tout, je n'avais rien à perdre, ça ne devait que durer 30 insignifiantes minutes, un mercredi soir.
Mais ce fut 30 minutes authentiques et drôlement placées dans l'horaire de ma vie.
C'est juste un gars que je ne connaissais pas la semaine passée, et que j'ai rencontré cette semaine. C'était sensé être une rencontre business, rien de plus banal, du genre, montre-moi ce que t'as, je te donne ce que j'ai on se sert la main et on est content chacun de notre bord. (NON, je sais ce que vous pensez! pas services sexuels mutuels, bande de COCHONS!) Sauf qu'il y a eu un bref contact.
Dans les 30 minutes qu'ont duré le rendez-vous, j'ai l'impression qu'on a échangé UNE TONNE d'information l'un sur l'autre, un résumé compressé en .zip de nos vies. Et j'ai bien l'impression de l'avoir écouté comme il faut. J'espère! J'espère! J'ai l'impression d'avoir fait de l'écoute active.
Tout ça, parce que j'ai avoué une faiblesse, ma vulnérabilité dès le début. Après tout, je n'avais rien à perdre, ça ne devait que durer 30 insignifiantes minutes, un mercredi soir.
Mais ce fut 30 minutes authentiques et drôlement placées dans l'horaire de ma vie.
jeudi 29 septembre 2011
Ce bon vieux Marcel
"Le bonheur est salutaire pour les corps, mais c’est le chagrin qui développe les forces de l’esprit."
-Marcel Proust
Wow, je crois que Marcel Proust est véritablement rendu mon auteur français favori! Dans les dents, Beaudelaire!
-Marcel Proust
Wow, je crois que Marcel Proust est véritablement rendu mon auteur français favori! Dans les dents, Beaudelaire!
The Magnetic Fields - I don't want to get over you
I don't want to get over you.
I guess I could take a sleeping pill
And sleep at will
And not have to go through what I go through.
I guess I should take Prozac, right,
And just smile all night
At somebody new, somebody not too bright but sweet and kind
Who would try to get you off my mind.
I could leave this agony behind
Which is just what I'd do
If I wanted to,
But I don't want to get over you
Because I don't want to get over love.
I could listen to my therapist, pretend you don't exist and
Not have to dream of what I dream of
I could listen to all my friends and go out again
And pretend it's enough,
Or I could make a career of being blue—
I could dress in black and read Camus,
Smoke clove cigarettes and
Drink vermouth like I was 17
That would be a scream
But I don't want to get over you.
lundi 26 septembre 2011
dimanche 25 septembre 2011
les intentions de Miko
Je suis couchée dans mon grand lit, la tête qui tourne, l'estomac dans les talons, la bouche pâteuse. Le cœur serré, en plus. Alors que je suis sur le grabat et prête à accepter la mort qui envahira probablement mon corps prochainement, mon chien regarde jusqu'au plus profond de mon âme avec ses grands yeux bruns consciencieux qui semble dire "Je vais te protéger jusqu'à ce que tu ailles mieux." Alors envahie d'un espoir nouveau, j'étire ma main pour caresser le cabot qui a été doté, probablement par une force supérieur, d'une sagesse posée presque surnaturelle, mais il esquive mon mouvement et se retourne pour se lécher le péteux.
Est-ce que c'est ce que ça veut dire "prêter des intentions"? huh?
Est-ce que c'est ce que ça veut dire "prêter des intentions"? huh?
U mad, Bro?
samedi 24 septembre 2011
Confession publique déplacée
Je ne sais pas comment dire ce que je m'apprête à dire sans brusquer personne. J'aime ça chialer mais m'appitoiyer sur mon sort, ça m'écoeure jusqu'au plus profond de mon être. Mais je crois que j'ai été fair avec pas mal tout le monde sauf moé dernièrement. Alors, faisons ça clair : Ma mère sera pas fière de moé.
Y'a pas trop longtemps, je fréquentais deux personnes en même temps. L'un qui a insisté plusieurs fois sur le point que j'étais le score de sa vie pendant que l'autre était pas capable de bander tellement j'étais poche. Et les deux avaient raison. Eh! Comment est-ce possible? J'ai le même corps, la même expérience, j'étais la même personne avec les deux. non? Le problème, c'est que j'aimais profondément l'autre et, que dieu me pardonne, j'me sacrais éperdument de l'un.
Qu'il en ait pas un esti qui me revienne avec le speech que le sexe c'est une histoire de bas instincts charnelles ou n'importe quelles autres conneries. Le sexe c'est une histoire de tête. J'voulais tellement pas faire ça croche avec l'autre, que mes calculs effarés et mes angoisses aux sourcils froncés ont toute gâché. Ça a pas marché avec l'un (oh surprise), mais ça c'est une autre histoire.
En fait, je suis super fachée et déçue, de moé, oui, mais aussi de plein d'autres trucs qui se disent pas vraiment, même lors d'une confession publique déplacée.
Y'a pas trop longtemps, je fréquentais deux personnes en même temps. L'un qui a insisté plusieurs fois sur le point que j'étais le score de sa vie pendant que l'autre était pas capable de bander tellement j'étais poche. Et les deux avaient raison. Eh! Comment est-ce possible? J'ai le même corps, la même expérience, j'étais la même personne avec les deux. non? Le problème, c'est que j'aimais profondément l'autre et, que dieu me pardonne, j'me sacrais éperdument de l'un.
Qu'il en ait pas un esti qui me revienne avec le speech que le sexe c'est une histoire de bas instincts charnelles ou n'importe quelles autres conneries. Le sexe c'est une histoire de tête. J'voulais tellement pas faire ça croche avec l'autre, que mes calculs effarés et mes angoisses aux sourcils froncés ont toute gâché. Ça a pas marché avec l'un (oh surprise), mais ça c'est une autre histoire.
En fait, je suis super fachée et déçue, de moé, oui, mais aussi de plein d'autres trucs qui se disent pas vraiment, même lors d'une confession publique déplacée.
lundi 19 septembre 2011
Les choux-fleurs marinés
Ça m'a frappé comme la foudre. Je restai immobile au milieu de la foule des passants flous et hasardeux, fixant droit devant moi, d'un regard vide la folie de la rue, alors que dansait sur ma langue le goût très précis des choux-fleurs marinés que ma tante Caroline me servait lorsque j'allais la visiter, il y a bien longtemps de cela. Tellement longtemps qu'au premier abord, le goût ne réveilla en moi qu'un souvenir, ou plutôt une rumeur d'un sentiment, comme un bruit sourd qui nous tire d'un sommeil agité, alors que l'on cherche en vain une réponse dans nos rêves. Je tenais d'une main le plat en styromousse de ma salade qui abritait, sans aucune prétention, le goût presque irréel et fuyant qui animait mes papilles gustatives et faisait dévaler mon cerveau à une vitesse phénoménale. J'aurais pu choisir un tout autre endroit que ce restaurant aux allures banales, et ne jamais avoir été témoin de la scène qui surgit de ma mémoire, et qui sans vraiment que je m'en aperçoive avait mouillé mes yeux faits rougir mes joues de honte au milieu du flot de gens de la rue Mont-Royal qui semblait tout d'un coup être devenus anonyme et sans pitié.
Alors que je revenais à la maison en tenant fermement le lourd pot Masson que ma tante avait entourée avec le plus grand soin d'un ruban orange brulé assorti à la couleur du liquide brun dans lequel marinaient les légumes, je m'arrêtai quelques instants face à un grand érable dans lequel, ce matin-là, j'avais aperçu un tamia rayé s'enfuir dans son nid. J'avançai tranquillement sur le terrain privé d'un vieil homme qui, disait-on, n'avait plus que la peau sur les os et que s'il prenait quelqu'un à s'aventurer dans son domaine, il lui croquait la tête et que sa bouche, qu'il ouvrait tellement grande qu'on racontait qu'on ne voyait à peine les yeux et dont on entendait se briser les os de sa mâchoire, devenait comme un vortex qui avalait tout sur son passage. Je m'étendis au milieu des herbes piquantes pour chercher en vain le tamia alors que j'entendis la porte de la maison du vieil homme s'ouvrir dans un craquement spectaculaire qui même aujourd'hui me semble surnaturel. Je me levai d'un bond et pris mes jambes à mon coup, puisque du coin de l'oeil je devinai une silhouette rachitique entendre les bras dans les airs, rejoignant les branches des arbres au dessus de ma tête en criant des mots incompréhensibles. Ma panique confirmant les oui-dires, je fonçai la tête baissée vers ce que je croyais un meilleur futur alors que devant moi, l'air hébété, se tenait le tamia, vision duquel me fit perdre pied et je me retrouvai face contre terre, la terre étant, dans ce cas-là, je m'en souviens encore, le béton du trottoir. Je me relevai pour découvrir avec horreur que la jar de choux-fleurs marinés s'était également fracassé contre le sol, d’où se déversaient comme une blessure béante, comme les entrailles d'un samurai sous la lame du seppuku, les précieuses marinades. De mes mains tremblantes et incrustées de cailloux, je saisis l'un des légumes parmi les éclats de verre, les gouttes de sang qui coulait de mon nez et le liquide brun parfumé d'épices dont seule ma tante Caroline connaissait le secret, et je l'avalai sur-le-champ. Puis un autre. Puis un autre. Des larmes, qui comme aujourd’hui au milieu de la rue Mont-Royal, coulaient sur mes joues alors que je tenais entre mes doigts ensanglantés, le ruban orange brulé dont ma tante avait orné le cadeau des 7 ans de mariage de mes parents.
Alors que je revenais à la maison en tenant fermement le lourd pot Masson que ma tante avait entourée avec le plus grand soin d'un ruban orange brulé assorti à la couleur du liquide brun dans lequel marinaient les légumes, je m'arrêtai quelques instants face à un grand érable dans lequel, ce matin-là, j'avais aperçu un tamia rayé s'enfuir dans son nid. J'avançai tranquillement sur le terrain privé d'un vieil homme qui, disait-on, n'avait plus que la peau sur les os et que s'il prenait quelqu'un à s'aventurer dans son domaine, il lui croquait la tête et que sa bouche, qu'il ouvrait tellement grande qu'on racontait qu'on ne voyait à peine les yeux et dont on entendait se briser les os de sa mâchoire, devenait comme un vortex qui avalait tout sur son passage. Je m'étendis au milieu des herbes piquantes pour chercher en vain le tamia alors que j'entendis la porte de la maison du vieil homme s'ouvrir dans un craquement spectaculaire qui même aujourd'hui me semble surnaturel. Je me levai d'un bond et pris mes jambes à mon coup, puisque du coin de l'oeil je devinai une silhouette rachitique entendre les bras dans les airs, rejoignant les branches des arbres au dessus de ma tête en criant des mots incompréhensibles. Ma panique confirmant les oui-dires, je fonçai la tête baissée vers ce que je croyais un meilleur futur alors que devant moi, l'air hébété, se tenait le tamia, vision duquel me fit perdre pied et je me retrouvai face contre terre, la terre étant, dans ce cas-là, je m'en souviens encore, le béton du trottoir. Je me relevai pour découvrir avec horreur que la jar de choux-fleurs marinés s'était également fracassé contre le sol, d’où se déversaient comme une blessure béante, comme les entrailles d'un samurai sous la lame du seppuku, les précieuses marinades. De mes mains tremblantes et incrustées de cailloux, je saisis l'un des légumes parmi les éclats de verre, les gouttes de sang qui coulait de mon nez et le liquide brun parfumé d'épices dont seule ma tante Caroline connaissait le secret, et je l'avalai sur-le-champ. Puis un autre. Puis un autre. Des larmes, qui comme aujourd’hui au milieu de la rue Mont-Royal, coulaient sur mes joues alors que je tenais entre mes doigts ensanglantés, le ruban orange brulé dont ma tante avait orné le cadeau des 7 ans de mariage de mes parents.
dimanche 18 septembre 2011
L'automne et ses mouvances
Ce froid, qui entre par les fenêtres de la maison qui sont restées entrouvertes probablement par habitude ou par le désir futile d'essayer d'arrêter la course du temps et des saisons, ce froid-là me rappelle lorsque, pleine d'espoir, j'ai pris mon maigre bagage en laissant derrière cette union qui était à la dérive depuis trop longtemps.
Le froid a sa manière particulière de rendre les humains vulnérables et de faire surgir leur vraie nature. Alors qu'il prépare la lente saignée du règne végétal, il enclenche en nous un mouvement viscéral, qui passe inaperçu pour les gens de notre époque. Après tout, on doit se préparer pour l'hiver, chercher un coin doux ou la saison terrible pourrait paraitre moins difficile.
Et c'est exactement pourquoi je me réjouis de voir l'automne et sa froideur prendre inévitablement le dessus sur l'été. La saison des décisions, la saison des grandes mouvances ou de la résignation et de l'attente m'a toujours fascinée au plus haut point.
Le corps humain change; on devient plus résistant face au mordant des matins glacials, pressant le pas tout de même, histoire de ne pas défier la nature. Et puis une fois à l'intérieur, lorsque nos lourds manteaux tombent de nos épaules, une bouffée de chaleur insupportable s'empare de nous, comme si l'automne nous rappelait que le froid béni qui nous fait avancer a également un prix.
Le froid a sa manière particulière de rendre les humains vulnérables et de faire surgir leur vraie nature. Alors qu'il prépare la lente saignée du règne végétal, il enclenche en nous un mouvement viscéral, qui passe inaperçu pour les gens de notre époque. Après tout, on doit se préparer pour l'hiver, chercher un coin doux ou la saison terrible pourrait paraitre moins difficile.
Et c'est exactement pourquoi je me réjouis de voir l'automne et sa froideur prendre inévitablement le dessus sur l'été. La saison des décisions, la saison des grandes mouvances ou de la résignation et de l'attente m'a toujours fascinée au plus haut point.
Le corps humain change; on devient plus résistant face au mordant des matins glacials, pressant le pas tout de même, histoire de ne pas défier la nature. Et puis une fois à l'intérieur, lorsque nos lourds manteaux tombent de nos épaules, une bouffée de chaleur insupportable s'empare de nous, comme si l'automne nous rappelait que le froid béni qui nous fait avancer a également un prix.
jeudi 15 septembre 2011
Touriste de la stabilité
Depuis quelques temps, j'ai l'impression que j'ai fait beaucoup d'effort pour améliorer mon attitude et tempérer mes réactions. J'ai l'impression que j'entre véritablement en relation avec les autres. Je n'ai plus envie de briller devant eux et c'est appaisant.. Ça me rend heureuse d'avoir une routine le matin, avoir un horaire de souper, une structure de travail, un rituel le soir. Au bureau, je suis tournée vers mon écran, je blend-in. Tout ce que je fais, je le fais avec un entrain modéré, sainement, genre.
J'ai l'impression du réel et de faire du vrai. C'est un beau bien-être dont, j'imagine, la plupart de gens se contente joyeusement.
Ceci dit. Je n'ai pas l'impression que c'est une réalité qui m'appartient véritablement. J'ai l'impression d'être une visiteuse, une étudiante étrangère en stage. J'ai l'impression que la stabilité anonyme que j'expérimente présentement ne fera pas véritablement partie de ma vie. Mais pour l'instant, je prend des photos. Je n'ai pas le mal du pays.
Maudit que c'est beau ici, chaud et humide... Mais doux!
J'ai l'impression du réel et de faire du vrai. C'est un beau bien-être dont, j'imagine, la plupart de gens se contente joyeusement.
Ceci dit. Je n'ai pas l'impression que c'est une réalité qui m'appartient véritablement. J'ai l'impression d'être une visiteuse, une étudiante étrangère en stage. J'ai l'impression que la stabilité anonyme que j'expérimente présentement ne fera pas véritablement partie de ma vie. Mais pour l'instant, je prend des photos. Je n'ai pas le mal du pays.
Maudit que c'est beau ici, chaud et humide... Mais doux!
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