Je crois que je ne me suis jamais autant sentie fière d'être femme qu'hier soir. En effet, pour ceux qui me connaissent moins vous n'avez habituellement droit qu'à mon côté plus masculin. C'est que, j'ai toujours cru qu'il fallait se montrer fort et agressif dans la vie, de penser et de marcher droit, comme les hommes.
En fait, je les admire, les hommes. Ils sont grands et forts. Je les crains, les hommes. Il sont plus grands et plus forts que moi. Et tout plus je les crains, plus une force indomptable en moi, me crie de les défier. C'est comme ça qu'au fil des ans, j'ai dénaturé la femme en moi. J'ai entré de mon plein gré dans le cercle maudit de la dominance masculine, ce système ancestral dont la plupart des hommes que je connais tentent désespérément de fuir, sans jamais vraiment y arriver. Mais hier soir, j'ai commencé à entrevoir le féminin avec des yeux différents.
Habituellement, les films que l'on qualifie "d'ode à la femme" me laissent extrêmement amère. Je n'y crois pas à ces prétextes pour montrer des tetons à la télé, monstre-cliché monté de toute pièce par des hommes concupiscents. C'est ce à quoi je m'attendais en écoutant le film Caotica Ana de Julio Médem. Mais à ma grande surprise, il traite justement de ces clichés, du regard de l'homme sur la féminité, de la déification cheap de la femme dans le but de lui faire ouvrir ses cuisses. Tout au long du film, la corde de la féminité authentique a vibré en moi. Je sais. Je sais. Je dois assumer ma féminité, mais en restant moi-même; fière, forte et droite. Lente, douce comme l'eau, passive et pourvoyeuse comme la terre.
J'ai travaillé si fort dans l'autre sens que je me sens perdue. Mais un éveil est un éveil. Mieux vaut tard que jamais.
tu as vu le documentaire "la domination masculine"?
RépondreEffacerouais beube ouais !!! :) hehheehe :) -signee Femme
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