vendredi 18 février 2011

À la recherche du temps perdu et autres choses magnifiques

L'autre soir, je me suis étendue dans mon lit pour lire le délicieux power-roman de Marcel Proust intitulé À la recherche du temps perdu. Il fait plus de 3000 pages et le point de caractère doit être de maximum 9. Lire des gros livres intelligents ne m'a jamais excité plus qu'il faut. À vrai dire, je suis plutôt de nature volage, du genre nouvelles punché, donc, m'engager dans la lecture pas trop épique d'un roman, français en plus, est une grande décision.

Proust à une de ces écritures qui pourraient endormir les plus savants d'entre nous. En fait, tout le génie de notre vieux Marcel réside dans l'hypnose inconsciente du lecteur. Que l'on veuille ou non, chacune de ses phrases, simples ou étoffées, chacune de ses tournures, singulières ou compliquées, nous entraine dans les dédales de notre propre pensée. Que nous soyons lecteurs chevronnés ou néophytes littéraires, nous avons tous été victimes un jour où l'autre de la lecture vide. Et si ce n’était pas ça, le temps perdu, le moment où l'on ne se rend pas compte qu'on ne lit plus? Et si Proust cherchait véritablement à nous faire vivre ces moments de demi-conscience, entre la rêverie et lucidité en faisant résonner notre raisonnement à travers le sien?

Voici votre mission; lisez la première page de À la recherche du temps perdu, le livre Du coté de chez Swann, Combray I. Si votre esprit s'est met à divaguer et votre concentration à s'estomper, ce livre est pour vous. Qui sait, peut-être trouverez-vous votre temps perdu plus rapidement que moi. Je sais que je ne le trouverais certainement pas cette année.

2 commentaires:

  1. J'ai fait le test. Ça fonctionne en effet. Et je ne pourrais absolument pas t'en faire un résumé.

    Sacré Marcel.

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