Mes fous rires goutaient meilleurs quand je savais qu'ils n'étaient que de passage. Maintenant que je suis guérie, tout s'estompe; les images sont floues et la lumière a perdu ses contrastes tranchants ou autre fois les couleurs pénétraient jusqu'au fond de ma rétine. Si je ferme les yeux, je peux entendre pour un bref instant l'écho du vent fou qui m'emportait partout, qui m'éparpillait, qui m'étourdissait, qui me déposait loin de mon but, ou encore tout près juste avant de me happer encore une fois.
J'allais à sa guise qui était aussi la mienne, en cet instant précis. C'est dans ces moments-là que l'amour vivait, pas plus qu'une seconde, laissant un gout insaisissable de liberté et d'espoir qui s'envolait par tout les pores de ma peau qui me disait 'Aller! n'attends pas à demain, petite conne!'
Certains disent que la quête de l'amour sporadique n'est qu'en fait un déguisement pour le malheur, la lente saignée et le démon (oui, toi!). Mais moi je crois qu'il faut être comme le vent pour pouvoir la vivre et la comprendre, pour avoir une vue d'ensemble, une vue du ciel. En fait, le vent est le seul à pouvoir avoir exactement ce qu'il veut, parce que par-dessus tout, c'est la course qui compte, et l'amour sporadique est aussi vrai que l'amour linéaire, il est juste plus hermétique.
Coyote
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