mercredi 19 octobre 2011

La bohème des-Sept-Douleurs

Une fois la foule ayant piétiné les couloirs autrefois sacrés des de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et trotté hasardeusement vers leur siège, le capharnaüm des musiciens rajustant une dernière fois leurs instruments retenti. À la tombée du silence qui précède de quelques secondes le début du premier mouvement, je suis assise droite sur l'austère banc de bois qui a du accueillir bon nombre de croyants depuis la construction de l'église.

Je peux presque ressentir la terreur du pêcheur alors que le prêtre du haut de la chaire surplombant la salle bondée, l'accusait personnellement et lui assurait une place en enfer. Mais l'enfer, c'était là, en cet instant, car au moment même où la terreur des menaces le pétrifiait sur place, le pêcheur n'avait qu'une véritable envie : de soulager son postérieur endolori, hors du champ de vision inquisiteur de l'orateur.

Câlisse qu'on est mal assis sur des bancs d'église. J'comprends asteure pourquoi pu personne y va! À ma grande surprise, aucune autre personne que Sophie et moi n'avait l'air d'être importunée par cet inconfort intolérable.

Je vois une annonce pour l'Opéra de Montréal. Je me revois des bancs moelleux de la salle Wilfrid Pelletier quand j'ai été voir La Bohème. Maudit que j'étais bien dans ma robe du soir a pleuré doucement la mort de Mimi avec Éric.


Pff..

Je comprends pourquoi cette église s'appelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

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